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Accueil > Les vaches > Comportements
      Vivre en permanence au contact des animaux permet de bien les connaître que ce soit sur  leur comportement ou  les habitudes, chaque  individu ayant son propre caractère.
Une vache a horreur  de la solitude, la vie en collectivité donc en troupeau lui est indispensable : les patrons ont beau être sympas elles préfèrent les collègues.Sur la photo, comportement bizarre? non la vache dort!

      L'observation du comportement est primordiale dans un élevage, un quelconque  changement est signe soit d'une pathologie, une maladie qui pointe son nez ou une petite infection ou tout simplement une  chaleur...C'est la raison pour laquelle les principaux troubles et maladies sont aussi présentés sous cette rubrique.

L'instinct animal

La domestication des animaux n'y a rien changé, l'imminence d'une mise bas par exemple nous  rappelle que l'instinct animal habite toujours nos animaux...et c'est tant mieux. (L'homme retrouve bien parfois aussi des instincts sauvages !) L'isolement de la vache au moment de la mise bas en est la meilleure illustration, seule dans un coin et si elle le pouvait  sans doute se cacherait-elle. Cette attitude se retrouve aussi lorsque l'animal est malade. (Voire aussi la naissance)

     La chaleur est une autre manifestation  d'origine hormonale  parfaitement connue : c'est  le moment capital qui indique l'aptitude d'une vache à être fécondée. Meuglements, chevauchements, changement d'habitudes : tous ces petits signes sont les précurseurs d'une chaleur. Une surveillance étroite au quotidien est nécessaire afin de ne pas passer à coté de l'événement. Voire aussi reproduction

La Patience

La vache est en général assez  peureuse, elle remarque rapidement tout changement de place d'un objet, la présence d'une nouvelle personne, un bruit ou une odeur anormale mais la curiosité (photo) est de mise! Rien d'étonnant alors la rapide adaptation à tout changement, une règle d'or avec une vache: la patience.

Bien être
      Patience indispensable lors de l'introduction de génisses dans le troupeau qui outre la découverte de nouvelles copines, ont à passer le cap d'une mise bas et l'apprentissage de la traite : tout un programme ! Avant la mise bas les jeunes viennent découvrir l'ambiance de la traite avant la mise bas afin de se familiariser avec le lieu et le bruit.
     La traite est justement le moment privilégié de contact avec la vache, calme et patience sont ici rigoureusement recommandés. La production d'ocytocine  (hormone à l'origine de la sécrétion du lait) préalable à l'éjection du lait  y joue un rôle prépondérant qui peut être contrarié par l'hormone du stress, l'adrénaline  qui est l'hormone du stress qui peut inhiber la sécrétion d'ocytocine  voire aussi la traite.
Ici le bien être animal prend toute sa dimension, il  agit  directement  sur le comportement de l'animal et indirectement sur ses performances. Passer outre le bien être de nos animaux ne peut qu'avoir des incidences économiques négatives.



aie!

Les maladies

Après les aspects naturels du comportement, sous cette rubrique nous incluons les maladies (de la vache laitière) qui forcément influent sur le comportement  des animaux et pour cause, c'est un changement de comportement qui bien souvent  attire notre attention. Seules les maladies les plus fréquentes en élevage bovin sont ici présentées.
La gazette de la ferme revient sur ces évènements lorsqu'ils surgissent sur la ferme, le moins souvent possible espérons-le ! 


Les Mammites

La contamination de la mamelle par les trayons engendre une mammite, une hygiène permanente à la traite mais aussi dans les bâtiments (le couchage) est impérative.
Cliniques quand elles sont peu visibles elles engendrent une montée de leucocytes dans le lait, ce qui a pour conséquence une mauvaise maturation des meules d'emmental (plus de trous ou éclatement), cette forme est non douloureuse pour l'animal (pas forcément de signes visibles) mais difficile à guérir.
La forme aiguë se manifeste par une inflammation de la mamelle et la présence de grumeaux, la présence de leucocytes dans le lait est alors très importante. De la simple douleur localisée à la mamelle à une détérioration de l'état général avec fièvre, la mammite  peut être plus ou moins grave selon le germe en cause. Du traitement antibiotique intra mammaire au traitement par voie générale le traitement varie, dans les cas les plus graves (mammites colibacillaires par exemple)  le quartier atteint peut être irrémédiablement détruit.

Prévention des mammites au quotidien 

     Dans la préparation à la traite, les premiers jets sont tirés manuellement dans un bol à fond noir afin de détecter la présence de grumeaux signes  de mammite, en fin de traite un produit d'hygiène dit " de trempage " permet de protéger l'entrée du canal du trayon voie de passage de germes pathogènes. L'hygiène du couchage des animaux prend également ici toute son importance : un couchage souillé est source de prolifération d'agents infectieux. Ces points font partie intégrante de la chartre qualité.

Le contrôle laitier : un oeil extérieur

        Tous les mois l'agent de traite du contrôle laitier intervient afin de mesurer le lait pour chaque vache  et d'en prélever un échantillon. Le laboratoire se charge ensuite de l'analyse de  la composition du lait en matières grasses et protéiques et quantifie les leucocytes (présence ou non de mammites). Le contrôleur laitier  intervient  simultanément pour le  suivi de troupeau dont le traitement des données labo, calculs de moyennes et résultats par vache et troupeau ou  encore par exemple  l'établissement de rations alimentaires...  Ce service est facturé environ 30 euros par vache et par an.
Métrites, infécondité

Un vêlage difficile, une non-délivrance (pas de rejet du placenta après vêlage) et le terrain est alors favorable à l'apparition d'une métrite qu'est l'infection de l'appareil génital (utérus). Dans ces conditions toute nouvelle fécondation est compromise d'autant que la métrite bloque souvent le cycle ovarien (pas de chaleur). La métrite se soigne assez facilement avec une injection intra utérine d'un antibiotique pourvu que la détection de la métrite soit précoce. L'hygiène au velage, une autre cause de métrite, ici la vache s'occupe de l'hygiène de son rejeton!

Un déséquilibre alimentaire ou encore un métabolisme défaillant de l'animal peuvent aussi avoir de fâcheuse incidence sur la reproduction des vaches, des traitements hormonaux arrivent en général à corriger les problèmes. Autres causes d'infécondité avec les maladies contagieuses d'origines virales (IBR, BVD, néosporose etc..) parfois difficiles à détecter (prise de sang indispensable) des vaccins existent et pour certaines de ces maladies des plans d'action sont mis en oeuvre avec le concours du vétérinaire et le groupement de défense sanitaire (FGDS)
Les groupements de défense sanitaire (FGDS)
 
Alors que la DSV (direction des services vétérinaires), qui dépend de l'état, joue le rôle de police sanitaire, les FDGDS (fédérations départementales de groupement de défense sanitaire) sont des associations qui regroupent les éleveurs par département, toutes productions confondues. Ces GDS ont pour objet de contribuer à l'amélioration de la santé des animaux qu'il s'agisse de la prévention (campagne d'analyse d'eau, dératisation) ou de programmes de lutte contre les maladies contagieuses. C'est une sorte de "sécurité sociale" pour les animaux à cette différence près (et de taille): elle ne rembourse pas les médicaments, toutefois certaines pertes d'exploitation peuvent être compensées moyennant une cotisation et seulement pour des maladies faisant l'objet de plan de lutte organisé.

Acidose, Acétone, Tétanie, Fièvre vitulaire

       Ces 4 appellations constituent les principaux troubles liés à un déséquilibre alimentaire. Au moment du vêlage une chute du taux calcium dans le sang de la vache La fièvre vitulaire dite aussi fièvre de lait résulte d'un problème d'assimilation du calcium osseux au moment du vêlage, elle  provoque une paralysie spectaculaire de l'animal qui se traite par l'apport massif de calcium par voie intraveineuse. Même symptôme mais autre cause avec la  tétanie qui  intervient au printemps, une carence en magnésium explique ce problème qui intervient  avec  des herbes jeunes peu pourvues en mg, un apport complémentaire  suffit à éviter la carence. Un changement trop brutal de ration ou trop riche en énergie fermentescible (trop de céréales par exemple) conduisent toutes à l'acidose (pH du rumen, l'un des estomacs de la vache). L'acétone est quant à elle liée à une surcharge hépatique (fatigue du foie !). La diététique des vaches est donc très pointue, une bonne laitière privilégie sa production de lait au détriment parfois de ses propres besoins corporels, une ration déséquilibrée va inexorablement conduire à ces troubles pour les  formes les plus aiguës, sinon et de manière plus sournoise ce sont des troubles de reproduction ou des mammites qui apparaissent (voire aussi l'alimentation)
Exemple d'une pathologie spectaculaire: le retournement de caillette

      Le déplacement de la caillette (l'un des estomacs de la vache) est un syndrome assez fréquent, il résulte en général la conséquence d'un déséquilibre alimentaire de type cétose (tel qu'indiqué ci-dessus), la baisse d'appétit qui accompagne cette pathologie induit un moindre encombrement du dit estomac plus sujet au vagabondage ! Combiné au stress, ce  problème peut apparaître après un vêlage difficile avec gros veau chez les plus jeunes. La prévention consiste à veiller à la consommation de fourrage qui doit être  riche en fibres grossières afin de bien encombrer l'estomac; ce déplacement induit une cétose (à l'inverse du processus cité plus haut), un apport de complément minéral adapté permet également de prévenir la baisse d'appétit.  

L'opération de la caillette assez spectaculaire mais assez banale, consiste à attacher l'estomac à la cavité abdominale...

Délais de vente

     En cas de traitement antibiotique le lait doit obligatoirement être jeté, la livraison d'un lait avec une infime quantité d'antibiotiques est lourde de conséquence : le  lait  contaminé  mélangé à d'autres comme c'est le cas dans la citerne du camion (même s'il ne représente qu'une infime  quantité) rend l'ensemble  impropre à la consommation, pire encore la destruction de ce lait est problématique car très réglementée.    Pour la laiterie la perte financière est lourde, si la source est identifiée, c'est le  producteur qui doit payer la note avec en plus une pénalité financière importante. Désormais un test rapide est effectué à chaque  passage du laitier. Un  traitement antibio n'est donc pas anodin, la date du traitement avec le délai d'attente  doivent être consignés sur le registre sanitaire obligatoire (voire par ailleurs),  l'animal doit évidemment être  bien identifié afin d'éviter les erreurs au moment de la traite.

     EDIPA  c'est le nom de l'outil informatique choisi à la ferme pour gérer tous les évènements. Avec cet outil toute la carrière d'une vache est archivée avec en particulier ses événements sanitaires. Pathologies, baisse d'appétit et tous les traitements correspondants sont consignés avec, à chaque fois, les alertes sur les délais d'attente avant commercialisation (lait ou viande). Ces enregistrements sont obligatoires avec archivage pendant 5 années.
EDIPA permet également d'assurer une complète traçabilité des animaux puisqu'il gère tout l'aspect identification et mouvements en lien direct avec l'organisme officiel d'enregistrement (ARSOE) relais du fichier national d'identification.
L'informatique avec EDIPA est le compagnon idéal de simplification de taches administratives toujours plus pesantes mais nécessaire pour la garantie des productions.
Préventions

Le cheptel bovin est sujet à bien d'autres maladies et troubles plus ou moins fréquents, difficile ici de tout passer en revue. La gazette de la ferme revient sur ces évènements lorsqu'ils surgissent sur la ferme, le moins souvent possible espérons-le !
Une alimentation équilibrée  (voire alimentation), une hygiène parfaite et un suivit rigoureux des animaux constituent les meilleurs remparts à toutes sortes de problème :
Une bonne....Buvette

      Comme chez les humains, la qualité de l'eau de boisson est déterminante pour la santé des animaux, autant dire que les éleveurs ont un  intérêt direct à préserver cette source de vie de toute pollution ! C'est aussi la raison pour laquelle tous les ans une analyse de l'eau est réalisée.
Dans un élevage une attention toute particulière à la mise à disposition de l'eau, le choix de matériel d'abreuvement n'est pas anodin : s'il s'agit d'abreuvoirs à niveau constant le débit doit être suffisant et dans tous les cas les bacs doivent être faciles d'entretien. " La Buvette ", partenaire de votre site web préféré, est le spécialiste mondial de l'abreuvement des animaux
      L'hygiène de l'abreuvement en eau est importante, notre partenaire la buvette est le spécialiste mondial de l'abreuvement des animaux

En parcourant ce site, vous vous rendrez compte que le bien être des animaux et la prévention constituent les facteurs de réussite d'un élevage.

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