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Accueil > Les vaches > Alimentation


     Faire du lait pour un mammifère c'est naturel, le cycle biologique à l'origine de la fabrication du lait par une femelle est lié à une gestation comme indiqué précédemment. Naturellement l'alimentation est  l'autre facteur déterminant tant pour la quantité que pour la composition du lait. Chez la vache qui nous intéresse ici, cette alimentation est évidemment raisonnée aussi sur cet aspect.
     Dans une journée la vache fait les 3 huit : 8 heures à avaler, 8 à ruminer et comme c'est beaucoup de travail, 8 autres à dormir ! (photo vache en position sommeil !)
Va2

Une ruminante...

La vache est d'abord une ruminante : elle ingurgite les fourrages (herbe, foin, paille, maïs, céréales etc...) dans son estomac principal qu'est la panse sans mâchage particulier (contrairement à l'humain). Dans un deuxième temps les aliments " remontent " pour une mastication en règle et une bonne imprégnation de salive. Des micros-organismes (présents dans le rumen ou la panse) spécifiques à chaque aliment interviennent dans le processus de digestion: c'est pour cette raison que les vaches n'apprécient pas les variations de nourritures qui peuvent conduire à des troubles métaboliques (acidose.). En cas de modification d'alimentation, une transition est obligatoire.


      Bien manger et boire beaucoup d'eau (plus de 100 litres par jour suivant saison) cela fait du lait...mais ce n'est pas assez simple...
      Avant de faire du lait la vache doit d'abord subvenir à ses propres besoins corporels : cela représente 60 % de sa ration. S'il s'agit d'une grosse laitière elle va privilégier la production laitière au détriment de ses besoins corporels ce qui provoque troubles et maladies. L'objectif de l'éleveur est justement de faire en sorte que la vache exprime son potentiel laitier sans nuire à sa santé en apportant l'ensemble de ses besoins. Ici la distribution de maïs.

Diététique


     C'est  un travail d'équilibriste que nous accomplissons, et pour faire taire les commentaires des mal  informés, une vache n'est pas  " bêtement " poussée à faire du lait à en être malade...si  maladie il y a, lait il n'y a plus ! La qualité du fourrage et le mode de distribution paramètrent aussi une bonne utilisation du fourrage par l'animal...C'est de la diététique

          UFL, PDINA, PDINE, PDIE....Tout ça pour du lait ?


     Ces besoins s'expriment en termes techniques (cités en titre) ils représentent  les formes d'énergies et protéiniques dont la vache à besoin, la recherche de l'équilibre entre tous ces éléments est indispensable, si l'un deux  manque il pénalise la bonne assimilation des autres...

Grande table et trois étoiles...

      Nos formules 1 du lait ont besoin d'un  fourrage de qualité dont la quantité ingérée par l'animal exprimée en matières sèches peut atteindre 25 kilos. En matières brutes de fourrages et selon sa nature, cela représente  60 à 100 kilos au total, ce n'est pas de trop pour une vache produisant plus de 40 litres de lait par jour. La cellulose apportée par les fourrages dits grossiers (la fibre du maïs ou du foin par exemple) est l'élément de base indispensable. Les aliments dits concentrés généralement riches en protéines et (ou) énergie ont plus un rôle de complément et d'équilibre de la ration, ils sont par contre pauvres en cellulose. Un montage avec un exemple des composants d'une ration: maïs ensilé, minéral, céréales, protéïnes et foin.

CO2

     Le réchauffement climatique est d'actualité et devrait le rester durablement ! En cause essentiellement le Co2, rejeté par l'activité humaine, il faut noter le rôle important des plantes qui ont cette capacité de capter naturellement le Co2, c'est toujours ça moins de moins de réchauffement !. Le devenir de la plante détermine celui du Co2 absorbé, les ruminants dont les vaches ont la capacité de digérer la cellulose...donc de recycler le Co2 pollueur !
On nous fera remarquer que les vaches émettent du NH4 (méthane) par leurs flatulences et autres pets ! C'est vrai, mais le bilan global est en faveur des animaux.


Menu  d'hiver

       Ensilage de maïs, foin, ensilage d'herbe c'est le plat de résistance qui apporte l'essentiel des fibres. Suivant la composition de cette ration de base (distribuée à volonté), un mélange associant tourteaux de soja et colza est incorporé ainsi qu'un complexe minéral. Selon les productions et le stade de la lactation, les vaches reçoivent quotidiennement un aliment riche à base blé.
 Base principale du menu d'hiver, le maïs a aussi la particularité d e nous occuper pas mal de temps !

Menu d'été

       Si la météo le permet, la saison du pâturage commence à partir de la mi-février. Petit à petit la ration de maïs ensilage diminue au profit de l'herbe, un mélange ray-grass anglais et trèfle blanc constitue alors l'essentiel de la ration. A noter que les sols de la ferme de la moinerie ne sont pas très "porteurs": en cas de pluies abondantes il faut un laps de temps assez important avant de pouvoir sortir les animaux, le piétinement d'un troupeau de vaches sur un sol mal ressuyé détériore la prairie et peut ainsi compromettre son rendement.
L 'herbe est aussi récoltée en foin pour les longues soirées d'hiver !


                 

Equilibres

      Outre l'aspect diététique évoqué ci-dessus, nous devons prendre en compte l'aspect agronomique pour les parcelles de terres, administratif et environnemental dans le choix des cultures qui seront dédiées à l'alimentation des animaux. La nourriture des animaux  dans une ferme est le résultat d'une savante mixture !



Quelle tentation!
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