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Accueil > les cultures > Céréales

Moisson: le début de la fin!

La moisson est en marche au rythme des caprices de la météo... La paille est conservée pour le confort des animaux (vaches et porcs), le grain est vendu à la coopérative d'aliment qui le stocke en attendant de revenir sous forme d'aliments composés pour les animaux.
 C'est aussi le moment du verdict après plusieurs mois de soins et de surveillance. La qualité du grain est primordiale avant le rendement quantitatif....Dans ces pages vous pourrez suivre pas à pas l'avancement de la culture du blé. A suivre



La paille fera une belle litière pour les animaux, elle est récoltée sous forme de balles rondes. Balles rondes  qui parfois agrémentent les bords de route  pour un art éphémère.Voire photos

Couverts pour l'hiver...


Comme indiqué ci dessus,  à peine la récolte terminée nous pensons à la suivante. S'il s'agit d'une culture de printemps (maïs par exemple) le sol ne reste pas nu pendant l'hiver pour afin d'éviter les pertes azotées par lessivage. Le couvert implanté (moutarde, navette, phacélie etc...) a pour objet de d'absorber cet azote disponible dans le sol afin de le restituer par enfouissement  à la culture suivante. Le couvert est aussi  choisi son réseau racinaire développé qui facile le travail du sol : gain de temps et de carburant à la clef ! 

Le couvert végétal avec ici la moutarde qui monte au nez des mauvaises herbes!


L'heure du semis n'est pas arrivée, encore un peu de patience. Semée trop tôt la céréale est plus sensible aux maladies et parasites divers. C'est aussi la raison pour laquelle nous travaillons superficiellement les terres semées sans labour (nous l'évoquons plus loin), une quinzaine de jours avant. L'objectif est alors de perturber le cycle des limaces, véritable fléau en année humide, et de provoquer les levées de mauvaises herbes qui devraient  du coup être moins nombreuses sur la culture suivante (technique du faux semis)
Le choix de la variété

Le choix de la variété est d'abord conditionné par le type de sol, sa profondeur et son potentiel : par exemple les blés tardifs ne se plaisent guère dans des terres peu profondes où l'on choisira plutôt un blé précoce. Mais l'objectif paille est aussi un critère de choix de variétés (vaches et porcs utilisateurs), les tardifs étant en général plus productifs.
Et l’on considère également  la résistance aux maladies : des variétés résistantes permettent en effet bien des économies en traitements préventifs ! (produits phytosanitaires)
 Enfin, la date de semis aura elle des incidences sur le potentiel de rendement de la céréale qui sera plus ou moins exposée aux parasites et maladies.

Le semis


Dernier critère à prendre en compte : la météo. Il faut savoir choisir la bonne fenêtre ! Pour les semis sans labour (voire compagnon ci-après), les terres doivent être bien ressuyées sinon la "cata" guette! Autre paramètre non moins important, celui de la disponibilité du matériel, car comme on utilise le matériel de la CUMA, il faut aussi tenir compte de sa disponibilité (l’avantage de cet inconvénient est que la CUMA a des matériels plus gros permettant un gain de temps)

La technique du  "sans labour"


Comme son nom l'indique cette technique permet de mettre en place des cultures sans labourer. Le labour retourne la terre sur environ 30 cm, enfouit les résidus et limaces (qui peuvent remonter en surface) et offre une terre qui sèche plus rapidement pour une reprise (préparation) en vue du semis.
Le sans labour se décline, soit en semis direct sans préparation, soit avec une préparation superficielle du sol (travail plus moins profond avec des dents par exemple).
Gain de temps (deux à trois fois plus rapide), gain de carburant, meilleur respect de la vie microbienne du sol (perturbée par le labour), moins de largage de CO2 (cas du labour), la technique du sans labour a toutefois pour inconvénient majeur de favoriser le développement des mauvaises herbes. Selon le degré de simplification du travail, la technique culturale simplifiée (TCS) exige donc  une bonne maîtrise technique et une parfaite connaissance des caractéristiques du sol.                                    

L'hiver tire enfin sa révérence et notre céréale sort de sa léthargie, le froid ayant en réalité un impact positif sur le processus de maturation de la jeune pousse. La sortie d'hiver marque aussi le début de la concurrence !
 

 

n effet les mauvaises herbes prennent position et malheureusement pour notre céréale, les premières  ont vite fait de prendre le dessus, compromettant  rendement et qualité de récolte. Nous  arrivons ainsi  tout droit  à la phase du désherbage, dit sélectif,  puisqu'il doit cibler les adventices sans affaiblir la céréale. Nous utilisons ces désherbants chimiques avec parcimonie et sommes particulièrement vigilants sur les conditions d'emploi : le respect de l'environnement n'est pas un vain mot chez nous, sur la photo un équipement qui permet de réduire les doses et de limiter l’impact environnemental (voir aussicompagnon ci dessous). Précisons encore que l’utilisation de ces produits est onéreuse : encore une raison d’y aller « mollo » !
Pesticides et environnement
 
Quand ils sont utilisés avec intelligence, les pesticides ou produits phytopharmaceutiques ou phytosanitaires posent peu ou moins de problèmes. Nous ne rentrerons pas ici dans le débat (évoqué ailleurs sur le site). En bon professionnel, il nous faut toutefois l'avoir en tête : nos pratiques visent justement à limiter les effets négatifs, soit en utilisant des méthodes alternatives (quand c’est possible), soit en utilisant des  matériels innovants afin de réduire les doses. L'utilisation de buses anti-dérives fait partie de cet arsenal qui permet de réduire considérablement l'impact environnemental. La pulvérisation est plaquée véritablement sur la cible évitant une dérive dans le champ ou le jardin du voisin ! Le choix de l’heure, de l’ensoleillement ou encore de l’hygrométrie sont autant d’autres moyens qui permettent aussi de réduire les doses sans remettre en cause l’efficacité.

Azote!


Passé le cap de l'hiver, c’est la reprise de végétation et la céréale a rapidement besoin d'éléments nutritifs pour faire face à ses besoins. A ce stade, celui du  tallage, la plantule génère plusieurs pieds, porteurs chacun d'un futur épi. Un apport d'azote doit couvrir les besoins pour ce stade capital!
La dose apportée est déterminée par le besoin théorique de la plante, pondéré par le potentiel de la variété, le  type de sol ainsi que les reliquats présents en terre (la pluviométrie de l'hiver influe sur ce poste). Ici encore l’outil informatique est indispensable (voir compagnon ci dessous).

Le plan de fumure

Un plan de fumure prévisionnel réglementaire doit être réalisé chaque année pour chacune des parcelles de terre et culture. Il détermine les besoins des plantes selon le potentiel du terrain, l’historique et d’autres paramètres techniques. Une quantification et un planning  des fertilisants minéraux (engrais chimiques) ou organiques (fumiers et lisiers) sont ainsi élaborés. En fin d’année, un bilan de fumure est réalisé tenant compte cette fois des apports réels (le prévisionnel étant un indicateur variant, au gré de la météo par exemple). Il est à noter toutefois que la charge d’éléments fertilisants est plafonnée (seuil des 170 unités d’azote organique par hectare par exemple).

A suivre...

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